L'abattage dirigé : la charnière fait tout le travail
Quand l'arbre a la place de tomber, l'abattage dirigé est la solution la plus rapide et la plus sûre. Tout se joue sur trois éléments. L'entaille de direction, ouverte du côté de la chute, fixe l'axe. Le trait d'abattage, mené légèrement au-dessus de la base de l'entaille et depuis le côté opposé, libère l'arbre. Entre les deux subsiste une bande de bois intacte, la charnière, qui guide la chute comme un gond : trop épaisse, l'arbre ne part pas ; coupée, il devient imprévisible.
Le reste est de la préparation. Deux voies de repli sont dégagées à l'arrière, en diagonale. L'inclinaison naturelle, l'asymétrie du houppier et le vent sont évalués avant la première coupe, parce qu'un houppier lourd d'un côté impose souvent une corde de traction ou des coins pour verrouiller la trajectoire. La zone de chute est balisée et personne n'y stationne.
Cette méthode suppose un dégagement d'au moins une fois et demie la hauteur de l'arbre, sans obstacle ni ligne aérienne. Dès que cette condition manque — et c'est le cas dans la majorité des jardins urbains d'Angers — on passe au démontage.